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Derrière chaque ingrédient cosmétique bio, il y a une filière agricole, des producteurs et des pratiques qui peuvent contribuer à préserver la biodiversité. C’est ce que Cosmébio a souhaité mettre en lumière lors d’une rencontre organisée le 6 octobre à Paris, avec les témoignages de quatre marques labellisées : Ballot-Flurin, Lori Cosmétique, Couleurs Gaïa et Ladrôme Laboratoire.

En cosmétique, l’ingrédient est volontiers présenté pour son efficacité, sa sensorialité ou sa naturalité. Cosmébio propose d’élargir le regard à ce qui se passe avant son arrivée dans le laboratoire.

Sous le titre « Les ingrédients qui réparent la planète », l’association a réuni quatre marques labellisées pour présenter leurs pratiques, de l’abeille aux plantes en passant par l’orge germée. Le message porté par Cosmébio est clair : les choix d’ingrédients renvoient aussi à des filières agricoles, des territoires et des pratiques de production.

Une prise de parole qui replace donc la cosmétique bio au contact direct des questions agricoles. Plantes, fleurs, graines ou ressources issues de la ruche dépendent de la qualité des sols, de la biodiversité et de la capacité des écosystèmes à se renouveler.

L’origine de l’ingrédient devient une partie de la preuve produit

Pour les marques de cosmétique bio, cette approche ouvre un terrain de communication très concret. Deux actifs similaires sur une étiquette peuvent cacher des réalités très différentes en matière d’origine, de pratiques agricoles ou de relations avec les producteurs.

Cosmébio met notamment en avant l’agriculture régénérative, présentée comme une démarche visant à préserver et restaurer les écosystèmes agricoles. Une orientation qui pousse à documenter davantage ce qui se trouve derrière une matière première : sa provenance, son mode de culture et les engagements associés à sa filière.

Dans un rayon où la certification bio constitue déjà un premier repère, cette capacité à expliquer précisément d’où vient un ingrédient et comment il est produit peut apporter un niveau de lecture supplémentaire au produit.

Quatre marques pour rendre les filières plus visibles

Ballot-Flurin, Lori Cosmétique, Couleurs Gaïa et Ladrôme Laboratoire ont servi d’exemples à Cosmébio pour illustrer cette approche.

Le sujet mérite d’être suivi au-delà de la communication environnementale. Plus les marques seront capables d’objectiver leurs pratiques d’approvisionnement et le travail réalisé avec leurs filières, plus ces éléments pourront nourrir la présentation de leurs produits, leurs arguments commerciaux et les échanges avec les distributeurs spécialisés.

 


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