Nouvelle gouvernance, nouveau cap et livre blanc. À moins d'un an de l'élection présidentielle, la Maison de la Bio veut replacer le bio au cœur du débat public. Son ambition est claire : faire de la prochaine mandature celle du redécollage de la consommation bio.
Après plusieurs années consacrées à structurer la voix commune de la filière, la Maison de la Bio ouvre un nouveau chapitre.
Réunie en assemblée générale le 30 juin, l'organisation a désigné une nouvelle coprésidence composée de Christophe Barnouin, PDG d'Ecotone, et de Christelle Le Hir, présidente du directoire de La Vie Claire. À leurs côtés, Mathieu Lancry, agriculteur bio et représentant de Forébio, devient vice-président. Une gouvernance qui réunit production, transformation et distribution, avec un objectif assumé : parler d'une seule voix auprès des pouvoirs publics.

Un objectif : doubler la consommation bio
Le message est sans ambiguïté.
Alors que la Stratégie nationale pour l'alimentation fixe un objectif de 12 % de produits bio dans les achats alimentaires d'ici 2030, contre 5,8 % aujourd'hui, la Maison de la Bio estime que cette trajectoire reste atteignable... à condition que les politiques publiques changent d'échelle.
Son ambition est de doubler la consommation de produits biologiques durant le prochain quinquennat, en faisant du bio un levier de santé publique, de souveraineté alimentaire et de transition écologique.
Quatorze propositions pour les candidats
Pour nourrir le débat présidentiel, la Maison de la Bio présentera dans les prochains jours un livre blanc de quatorze propositions, qui sera remis aux candidats à l'élection présidentielle.
Ces mesures s'articulent autour de trois grands axes :
- faire du bio un pilier de santé publique ;
- renforcer la souveraineté alimentaire française ;
- structurer durablement les filières bio.
Parmi les priorités déjà évoquées figurent notamment le développement de l'agriculture biologique sur les aires de captage pour protéger durablement la qualité de l'eau, une meilleure répartition des aides de la PAC, une visibilité accrue des produits bio auprès des consommateurs et un soutien renforcé à l'ensemble des maillons de la filière.
Une filière qui veut peser davantage
Depuis sa création en 2021, la Maison de la Bio rassemble les principales organisations professionnelles de la bio française afin de porter des positions communes sur les grands sujets économiques et réglementaires.
Avec cette nouvelle gouvernance, le mouvement franchit une nouvelle étape. À quelques mois d'une échéance politique majeure, il affiche sa volonté de passer d'une logique de représentation à une logique d'influence.